OMS/Christopher Black
Sixième réunion du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur l’Accord de l’OMS sur les pandémies, qui s’est tenue à Genève du 23 au 28 mars 2026.
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Les États Membres de l’OMS conviennent de prolonger les négociations sur une annexe clé à l’Accord sur les pandémies

28 mars 2026
Communiqué de presse
Genève

Les États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont convenus de prolonger les négociations sur l’annexe relative à l’accès aux agents pathogènes et au partage des avantages découlant de leur utilisation (PABS) de l’Accord de l’OMS sur les pandémies. Les discussions reprendront fin avril, avant l’examen prévu du texte par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai.

La décision de poursuivre les négociations du 27 avril au 1er mai, et de tenir des discussions intersessions informelles au préalable, témoigne de la volonté des États Membres de l’OMS de négocier l’annexe PABS, qui constitue une composante essentielle de l’Accord de l’OMS sur les pandémies.

L’Assemblée mondiale de la Santé a adopté l’Accord sur les pandémies l’année dernière, dans le but de remédier aux faiblesses mises en lumière par la pandémie de COVID-19 et de renforcer la coopération et l’équité au niveau mondial en matière de prévention, de préparation et de riposte face aux pandémies futures.

« Le système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation constitue la clé de voûte de l’Accord de l’OMS sur les pandémies, et je remercie les États Membres de l’Organisation de s’être engagés à lui donner vie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « J’exhorte toutes les délégations à croire au pouvoir de la confiance, qu’il s’agisse de notre confiance les uns envers les autres, envers nos institutions ou envers notre capacité commune de transcender nos divergences pour faire triompher le bien commun, la solidarité et l’équité. »

L’annexe PABS vise à garantir, dans des conditions d’égalité, le partage rapide des agents pathogènes à potentiel pandémique ainsi que le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, ce qui inclut les vaccins, les produits de diagnostic et les traitements.

« Les États Membres négocient d’arrache-pied pour parvenir à une annexe ambitieuse et équitable sur l’accès aux agents pathogènes et le partage des avantages découlant de leur utilisation, qui soit prête à être adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai », a déclaré le coprésident du Bureau du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur l’Accord de l’OMS sur les pandémies, l’ambassadeur Tovar da Silva Nunes (Brésil).

Au cours de la semaine écoulée, les États Membres ont mené d’intenses négociations au sujet de l’Accord de l’OMS sur les pandémies dans le cadre du Groupe de travail intergouvernemental. Les discussions ont porté sur un éventail de questions cruciales et interdépendantes, notamment sur la façon dont les avantages découlant du partage des agents pathogènes devraient être définis et répartis, la nature des régimes contractuels sous-tendant le Système PABS et les modalités de gouvernance nécessaires pour garantir que le système fonctionne efficacement et en toute transparence, au service de l’intérêt général.

« À moins de deux mois de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui se tiendra en mai, je note avec satisfaction la volonté qu’ont manifestée cette semaine les États Membres de parvenir à un consensus sur les points restés en suspens du Système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation », a déclaré le coprésident du Bureau du Groupe de travail intergouvernemental, M. Matthew Harpur (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord).

Les États Membres se sont félicités du dialogue constructif établi à ce jour, tout en considérant qu’un délai supplémentaire était requis pour surmonter les divergences restantes et établir le texte sous sa forme définitive, en vue de le soumettre à l’Assemblée mondiale de la Santé. Ils ont également réaffirmé leur engagement en faveur de la solidarité, du multilatéralisme et de l’objectif partagé de rendre le monde plus sûr et plus équitable en vue de faire face aux pandémies futures.